PrestaShop · refonte front-end

Refondre une boutique qui vend déjà, sans filet de préproduction.

Rose Velours coud à la main des sapins, des cœurs et des étoiles lumineux, à Mazan, en Vaucluse. La marque avait une maquette Figma et une boutique PrestaShop en production — mais aucun environnement de test, et pas question de la fermer pour travailler. J’ai donc refondu le front-end en direct, par lots, avec la possibilité de revenir en arrière à chaque instant.

Ce qu’en dit la cliente

Tout a été parfaitement réalisé

Merci une nouvelle fois à Aimé pour son travail. Tout a été parfaitement réalisé, et très rapidement en plus.

RoseRose Velours · Refonte front-end PrestaShop

Avis vérifié sur Malt · septembre 2026

La boutique aujourd’hui

La maquette, en production

Une décoration artisanale se vend par l’image : du velours chiné, des guirlandes allumées, une maison provençale. La maquette Figma l’avait compris — grands visuels, typographie sobre, beaucoup d’air. Encore fallait-il la faire entrer dans un thème PrestaShop du commerce, sans le réécrire.

Toute l’intégration a été mesurée sur l’export de la maquette, pas estimée à l’œil : largeur de contenu, hauteur du bandeau, retraits de l’en-tête, échelle typographique, palette. Quand une valeur ne pouvait pas être respectée, l’écart a été écrit dans le journal du projet plutôt que passé sous silence.

Page d’accueil de Rose Velours après la refonte
La boutique en ligne, septembre 2026.

En chiffres

Travailler en direct, mais jamais à l’aveugle

fichiers du thème copiés et comparés un à un au serveur
468
lots déployés, chaque fichier nommé explicitement
54
catégories dotées de filtres, là où il n’y en avait aucun
62
fichier remplacé sans sa sauvegarde prise juste avant
0

L’audit d’abord

Ce que personne n’avait vu, et qui coûtait des ventes

Avant de toucher au design, j’ai relevé l’état réel du front-office. Cinq défauts sortaient du cadre de la refonte, mais aucun ne pouvait rester.

Typographie

La police du site ne se chargeait pas

Le thème déclarait Cabin, mais le champ « Google Fonts » du back-office contenait la balise HTML entière au lieu de la seule adresse. Résultat : une erreur 404, et tout le site affiché dans la police par défaut du navigateur.

Réassurance

Quatre images cassées en bas de chaque page

Paiement sécurisé, fabrication artisanale, Made in France, service client : les quatre icônes renvoyaient une erreur 404, sur toutes les pages du site.

Promesse non tenue

La livraison offerte ne l’était jamais

Le bandeau annonçait la livraison offerte, mais le seuil était réglé à zéro dans PrestaShop, c’est-à-dire désactivé. La boutique ne l’avait donc jamais accordée. Remis à la valeur de la maquette.

Navigation

Aucun filtre sur les catégories

Le module de filtres était bien installé, mais sans aucun modèle configuré : il ne proposait donc rien, nulle part. Un modèle a été créé et appliqué aux 62 catégories.

Chargement

Une page qui saute pendant qu’elle charge

Six images sur vingt-trois n’avaient ni largeur ni hauteur déclarées. Combiné au chargement différé, cela décalait le contenu sous les yeux du visiteur.

Bruit permanent

Un jeton expiré à chaque page

Un module publicitaire appelait une API avec un jeton expiré à chaque chargement : sans effet visible, mais une requête inutile et une erreur en console sur chaque page.

La méthode

Pouvoir tout défaire, à tout moment

Sans environnement de test, la prudence ne se décrète pas, elle s’outille. Le thème d’origine a d’abord été copié en entier et comparé fichier par fichier au serveur, puis figé dans un dépôt Git. Ensuite, chaque envoi a suivi la même règle : jamais un dossier entier, toujours des fichiers nommés un par un, et la version en ligne rapatriée juste avant d’être remplacée.

Un retour arrière ne consiste donc pas à espérer : il consiste à renvoyer le fichier d’avant. La procédure a été testée pour de vrai, pas supposée.

Elle a servi. Entre le lot 37 et le lot 41, j’ai construit un bandeau d’annonce à messages successifs, à partir de captures d’écran… qui venaient d’un autre projet, transmises par erreur. Tout a été défait le jour même : fichiers restaurés depuis le commit d’avant, module désinstallé, réglages remis à la valeur de la maquette, puis vérification que plus aucune trace ne subsistait dans les pages servies. C’est ce genre d’épisode qui décide si une méthode vaut quelque chose.

Ce que ce projet illustre

Un thème du commerce, tenu à distance

Le thème utilisé ici embarque huit variantes d’en-tête pour ordinateur, trois pour mobile et cinq pieds de page ; une seule de chaque est active, et le choix vit en base de données, pas dans les fichiers. Modifier le mauvais fichier ne produit aucun effet visible : le premier travail est donc de savoir ce qui sert réellement.

Deuxième enseignement, propre à PrestaShop : une partie de la boutique n’est pas dans le code. La composition de l’accueil, le méga-menu, les images de contenu, les réglages du thème et le vidage du cache vivent dans l’administration. Chaque lot précisait donc ce qui partait par FTP et ce qui restait à faire au back-office, pour qu’aucune modification ne soit perdue au premier enregistrement.

C’est la ligne que je tiens sur toutes mes missions PrestaShop : ne jamais toucher au cœur, garder le thème d’origine intact, et livrer un travail qu’un autre développeur pourra reprendre sans archéologie.

Une boutique en production à refondre ?

On peut travailler sur une boutique qui vend, à condition de pouvoir revenir en arrière à chaque étape. Parlons de la vôtre.

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